J’imagine mon subconscient comme un être à part entière, une personne douée de désirs et d’aspirations au même titre que ma conscience. Selon les versions et hypothèses scientifiques, il occupe en fait les 9/10 de notre activité cérébrale. Alors certes, nous sommes aux commandes du plus clair de nos capacités motrices, mais le subconscient, lui, tient les rennes pour tout le reste. Et tout le reste, ça fait beaucoup quand on sait que ça réprésente 9/10 de ce qui se passe dans notre petite tête. Mieux vaut donc avoir son subconscient de son côté.
Quand on y pense, il y a beaucoup de choses, du fait de nos deux bras, de nos deux mains, de nos deux jambes et de tout ce qu’on a sous notre contrôle, que l’on fait et qui peuvent déplaire à notre subconscient. En d’autres termes, nous agissons sans le savoir, contre lui. Et il nous le rend bien: notre manque de confiance en nous, nos phobies et nos traumatismes les plus enfouis nous affectent tout particulièrement. Et pourquoi? Parce que notre subconscient en a décidé ainsi.
Si chacun d’entre nous est à la recherche d’un ennemi à blâmer pour une vie qui ne nous convient pas, c’est bien lui. Mais ne nous-y trompons pas: bien que mal perçus, les messages qu’il nous envoie ne sont jamais vains. Ils sont, à l’image de coups de burin dans un bloc de marbre, ce qui nous sculpte et nous façonne tels que nous devons être. Il ne tient qu’à nous alors de donner à ces coups la précision et l’intensité nécessaires à la création d’une œuvre dont on peut être fier.
” Il ne tient qu’à nous alors de donner à ces coups la précision et l’intensité nécessaires à la création d’une œuvre dont on peut être fier. “. Si je cite cette dernière phrase immédiatement après l’avoir dite, c’est bien évidemment pour souligner son caractère ô combien relatif et contestable. Ce que je dis ici, c’est que dans ce combat qui nous oppose à notre subconscient, nous, à savoir notre partie consciente, sommes la partie en mesure de faire un premier pas vers la paix intérieure. Et s’il est difficile de faire le vide dans un monde ou la pression sociale et médiatique nous conditionne autant en fond et en forme, je n’aurai qu’une simple chose à ajouter: pensez-vous sincèrement que ces conventions vous mèneront au bonheur authentique? Permettez-moi d’en douter.





